“A la découverte de Middelaar”

« Retour   |  Date : Mercredi 20 avril 2016

D’emblée  notre guide annonçait les couleurs: elle évoquera l’infuence française, les cochons, l’eau , l’histoire , la religion.

Nous nous trouvons sur le parking de Plasmolen, l’une des 4 agglomérations qui forment la commune Mook en Middelaar; cette commune doit son nom aux Français qui occupaient la région  en 1800 et qui firent, des 2 villages une seule entité.

 Devant nous, se touve le restaurant “Koeskeshuus” ,sur sa façade une truie allaite ses 7 petits . “Koeskes ” veut dire “ petit cochon, goret “ dans le dialecte du  Limbourg. 

Les cochons ont toujours joué un rôle important à Middelaar.

Plus loin sur le “Witteweg” une croix, placée en 1946,  rappelle la destruction du village qui se trouvait sur la ligne de front  en 1944 .

Nous passons le pont qui enjambe le canal qui relie le lac ‘Mookerplas” à la Meuse. Nous longeons le lac né de l’extraction du sable et du gravier  à partir des années ’50  pour faire aujourd’hui de cette région de marécages, un parc de loisirs géré par la fondation “Leisurelands”; endroit très apprécié des amoureux de la nature et de l’eau comme le montre les ports de plaisance El Dorado et De Driessen.

Nous quittons le lac , nous traversons le Heikantseweg et un kilomètre plus loin nous arrivons au centre de Middelaar.

Middelaar mot  d’origine celte qui veut dire : clairière  pour les troupeaux.

A droite, une petite place avec l’école et le Centre Culturel, devant lequel se trouve la statue d’un cochon qui donne son nom à l’association du carnaval de Middelaar : “Krölstarte “.

Une Middelaaroise de passage craignant une nouvelle invasion de Français reconnaît notre guide juste avant de renfourcher son vélo et immortalise gentiment le club de marche sur la photo.                

 Pourquoi ce symbole? L’histoire raconte que lors de la réunion d’un club de femmes à Gennep , l’une d’entre elles apporta une saucisse particulièrement bonne; ce bon goût était dû aux glands, aux  châtaignes et aux baies que les fermiers de Middelaar  ajoutaient  à la nourriture de leurs cochons. Dès lors le cochon devient un enjeu économique  pour Middelaar baptisée  la “capitale du cochon” = krölstart.

A quelques mètres le café “Kiste Trui”, nom d’une habitante de Plasmolen qui chercha toute sa vie en creusant le sol, hélas en vain, le trésor des comtes Lodewijk et Hendrik van Nassau disparus dans la boue des marécages lors de la défaite de Mookerheide en 1574.

Une statue à son effigie la campe devant la mairie de Mook. 

À gauche l’église St Lambertus  et Ste Brigida , construite en 1250 sur les  ruines d’une église en bois. Middelaar fut pendant des siècles un haut  lieu de pèlerinage dédiée à Ste Brigida la sainte patronne des malades des yeux.

Sur la place de l’église à droite une “luisterkei” placée en 2014 faisant partie de la “Liberation route” , qui donne des informations sur le déroulement des combats en 1944. Le village de Middelaar fut détruit , seule une partie du clocher de l’église était encore debout. 

Puis, nous prenons la direction du château la “Huys Middelaer”, située au bord de la Meuse, hélas celui-ci fut totalement détruit en 1702 par les troupes françaises, seules deux  pointes des douves se dessinent encore dans la prairie.

La “Huys Middelaer” joua un très grand rôle en 1641 lors du siège de la Genneperhuis , dont nous avons visité l’emplacement, comme vous vous en souvenez,  lors d’une autre marche.

Alors,  nous longeons la Meuse qui borde une plaine qui s’étend  jusqu’au rebord morainique du St Jansberg. Certains parlent déjà des fameuses “Maasheggen”,  ces haies formées de prunelliers et d’aubépines, en fleurs en ce moment. Lors de sa conquête,  Jules César les admira et les maudit car elles gênaient le passage de ses troupes; il est intéressant de lire un passage à ce sujet dans son “Bello Gallico” liber  II ap. XVII , dans lequel il décrit la façon dont ces haies sont faites;  comme le hasard fait bien  les choses, le lendemain de notre marche un grand article au sujet  de ces haies paraissait dans la presse (voir autre email).

Cette parcellisation,  vieille  de plus de 2000 ans, reste à la mode dans la région, comme les

murets en pierre d’Irlande où le fil de fer barbelé est interdit et en Bourgogne où des associations remontent les murets de pierre qui séparent les diverses propriétés.

Au loin,  derrière le fleuve,   l’église de Cuijk dresse ses 3 tours. Sur le côté la tour gothique , vestige de l’ancienne église, abrite une musée archéologique.

Au 4e siècle de notre ère les Romains bâtirent un pont sur la Meuse dont on a retouvé les piliers  en 1989 , et chapeau ! ces piliers de bois avec un “sabot”de métal ont  résisté à quelques 17 siècles  dans l’eau. Le pont était encore en fonction au Moyen Âge. 

Puis, nous quittons la Meuse et après avoir traversé les champs, nous passons la digue construite après les inondations de 1993 et 1995, inondations pendant lesquelles tout le village fut enclercé par l’eau et le Heikantseweg submergé fut évacué,  excepté et - vous l’avez deviné-,  la maison de notre guide et celle de ses voisins. Les Hollandais disent pour les gens qui ont de la chance qu’ils  sont des :”zondagskind”  et vérifiez vous-mêmes, dans le calendrier le 20 juillet 19..  jour de la naissance de notre guide, c’était bien un dimanche. 

Du haut de la digue, nous apercevons un pré avec des bovins; suivant notre guide ce sont des “Belted Galloway “ mais  elle a oublié que dans le groupe il y a une vétérinaire et un ingénieur agronome . Une discussion s’engage: qui a raison ? est-ce des “Belted Galloway” (belt: ceinture) ou des“Lakenvelders”(laken: drap)??

De toutes façons, ce sont des bovins avec une bande blanche qui ceint leur corps, de longs poils frisés et une petite tête sans corne. 

Plus loin, en nous dirigeant vers le centre du village nous découvrons une chapelle dédiée à la vierge Marie  qui fut construite en 1887 par le curé du village  à son retour d’un pélerinage à  Lourdes, une statuette de Bernadette Soubirous orne le mur gauche.

L’état  impeccable de la chapelle surprend certains d’entre nous, qui ont oublié que nous sommes à la campagne où les traditions perdurent.

Nous retraversons le Heikantseweg et après 1 km,  nous sommes de retour sur le parking de Plasmolen dont les terrasses inondées de soleil nous tendent les bras. 

Au café, nous n’avons pas goûté aux saucisses de Middelaar mais dégusté les délicieuses glaces  Klevers.        

Un petit conseil quand même, si vous aimez les ris de veau, le restaurant “Koeskeshuus” est maître en la matière.

Une bonne de marche de 8 kms qui amène ce long compte-rendu de notre guide dont la voix n’a pas toujours touché tout  le groupe, étant donné le grand nombre de marcheurs . 

Middelaar un petit village fleuri, fier de ses coutumes,  à l’histoire impressionnante où il fait bon vivre en pleine nature, au milieu des écureuils et des oiseaux.

Violette

 



Ambiance

« cliquez ici »

Agenda du mois

  • Mercredi 15 novembre 2017
    Club de marche à St Walrick
  • Vendredi 17 novembre 2017
    Beaujolais nouveau