Club de lecture

« Retour   |  Date : Vendredi 10 avril 2015

Vendredi de la semaine dernière (10 avril), Violette a accueilli notre petit groupe de lectrices chez elle pour échanger nos impressions sur le livre de Agnès Ledig "Juste avant le bonheur".

Beaucoup de larmes ont étés versées en lisant ce livre. Mais l'optimisme sur la vie malgré les coups durs et le style simple de l'auteur en font un livre touchant et facile à lire.
Dès la première page, l'auteur donne sa définition humaniste du mot clé de son livre "coalescence" : rapprochement de personnes sensibles et meurtries dont le contact entraîne une reconstitution solide de chaque élément à travers le tout qu'ils forment.
La rencontre entre Julie et Paul, qui ressemble pour certaines à un conte de fée, permettra à plusieurs personnes de surmonter des périodes difficiles de leur vie. Au début du livre se pose la question de la confiance donnée à une personne que l'on ne connait que depuis quelques jours. En a découlé une discussion sur comment prévenir les enfants sans les traumatiser sur les risques qu'ils encourent face aux adultes. Maryline a été étonnée qu'un médecin tout juste diplômé commence sa carrière sans soutien. Anne nous informe que les jeunes professeurs sont plus soutenus aux Pays-Bas qu'en France lors de leurs débuts. Un passage (p.109 fin du 1er paragraphe) a été relevé par Anne : "Peut-on comparer la tristesse d'un gamin de 3 ans qui vient de casser son jouet préféré et celle d'un homme qui vient de perdre son épouse ? Qui sait ? ". Pauline nous fait la remarque que jusque la moitié du livre on s'attend à une gentille petite histoire de relations humaines, mais un rebondissement inattendu apporte de l'intensité  au récit.
 Un des moments les plus émouvants du livre reste quand Ludovic dit "Laissez-moi" (p.225). Anne n'a pas été aussi touchée par ces mots qui pour elle ne peuvent pas être prononcés par un enfant de 3 ans. Maryline pense que ces mots n'ont peut être pas été dits mais sont seulement l'expression du ressenti de Julie concernant son fils. Les mots simples employés par Julie pour faire un compte rendu sur son fils (p.197) rendent encore plus poignant ce témoignage.
Anne, Maryline et moi-même nous nous sommes demandés pourquoi Julie, à peine 20 ans, ne montrait pas de colère après l'accident et ne se faisait pas de reproches ou à Paul. Charlotte quant à elle n'aurait pas eu de colère comme Julie et aurait continuer à avancer. Violette a trouvé Julie, malgré son très jeune âge, trés adulte et raisonnable. Ceci ajouté à des comportements spécifiques (comme l'envie de crier), les réflexions (p.215 "Elle ne peut pas voir le soleil chaque matin.") et les sentiments de Julie, montrent que l'auteur s'exprime à travers son personnage et qu'elle a du faire face à ce gendre de tragédie dans sa vie.
 
Notre discussion sur le livre a bien sûr eu des digressions comme l'entraide néerlandaise, l'évolution du statut des femmes aux Pays-Bas et en France, la vie des femmes sans enfant. 
 
La soirée fut comme d'habitude agréable et pleine d'échanges sur nos expériences personnelles.
 
Florence.


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