Compte rendu de la marche du 10 septembre 2014 De Mookerheide

« Retour   |  Date : Mercredi 10 septembre 2014

Le ciel était couvert; arrivant à Molenhoek, afin de récupérer Evelyne à la gare, le soleil s’est levé pour éclairer notre première marche de la saison, car comme promis il soufflait un air d’été indien.

Sur le parking du restaurant ’t Zwaantje,  les participants étaient au rendez-vous. Lia nous fit la surprise d’être là;  malheureusement ses deux béquilles ne lui permettant pas de participer à la marche, elle nous attendrait au restaurant.

D’un bon pas, nous sommes partis  à l’assaut de la “Mookerheide”, une bonne marche de 6 kms sur un terrain très accidenté, rebord morainique de l’ère glaciaire il y a 150.000 ans.

Le début du parcours étant plat, nous avions encore  suffisamment de  souffle pour échanger nos impressions de vacances. Puis, arrivés sur un plateau qui dominait la plaine de la Meuse, nous fûmes émerveillés par le panorama, surpris par ce paysage vallonné au pays des tulipes.

Au loin, les trois tours de l’église de Cuijk se reflètaient dans la Meuse.
Notre guide, José, nous rappela divers faits de la fameuse bataille de “Mookerheide” livrée le 14 avril 1574 contre les Espagnols. L’affrontement fut dur, confrontant les troupes des comtes Lodewijk et Hendrik van Nassau qui comptaient 5500 soldats d’infanterie et 2600 cavaliers, aux troupes espagnoles avec 5000 soldats d’infanterie et 800 cavaliers. Les Hollandais furent vaincus accusant une perte de 3000 victimes et la mort de leurs chefs Lodewijk et Hendrik van Nassau.
Douloureux évènement de l’histoire néerlandaise qui laisse son empreinte dans la mémoire collective et qui fait que, presque tous les Néerlandais connaissent la Mookerheide, ceci s’avèrant bien utile lorsque dans la Randstad on demande avec des yeux ébahis où se trouve Middelaar, il est facile de dire:” vous connaissez bien sûr “de Slag op de Mookerheide” et bien Middelaar se trouve dans cette commune”.
Après ce retour vers l’histoire, et même si la saison était un peu avancée, nous avons admiré la douce couverture violette des bruyères en fleurs. Des souvenirs d’adolescence me traversèrent l’esprit; je me revoyais au lycée dans la leçon de chant où nous apprenions les chansons de la région comme : “Les bruyères corréziennes” . Quel doux souvenir !! Soupçon d’atavisme ? chauvinisme démesuré ? ou fidélité respectueuse à nos ancêtres?
Alors, chacun évoqua ses chanteurs préférés faisant avec leurs noms une liste très éclectique .

Nous avons dévalé les pentes et gravi, hors d’haleine, les côteaux pour arriver sur un large espace où une grande famille de bovins Hooglanders se reposait sous les arbres; excepté une mère, véritable mama corse, qui surveillait notre tohu-bohu, inquiète pour son petit.

Celui-ci pusillanime, semblait abasourdi par la dure réalité du monde extérieur et préférait somnoler au soleil à l’écart du groupe.
Tout au long du parcours une ode à la nature avec de grosses chenilles velues et comme dans tous les bois et les jardins cette année, il y avait de très nombreux champignons de toutes les couleurs et aux formes les plus extravagantes, qui ornaient les bas-côtés de notre chemin.

Notre attention fut attirée par de très beaux polypores de Schweinitz et par l’odeur pestilentielle de l’amanite phalloïde aux formes égrillardes qui surprennent maints citadins lorsqu’ils se mettent au vert.
La découverte d’une petite chapelle dédiée à Marie ferma notre marche.

Les yeux pleins de belles images, les poumons aérés, les mollets endoloris, l’esprit revigoré nous nous sommes retrouvés sur la dernière ligne droite avant ’t Zwaantje .
A la terrasse du café, nous retrouvions Lia et Mascha; le jus de tomate et autres nectars ont désaltéré nos gorges desséchées par la soif et le bavardage.



Ambiance

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