Domaine de Mariëndaal à Oosterbeek

« Retour   |  Date : Mercredi 24 janvier 2018

Que ce soit avec une copine ou un copain, en amoureux ou en famille, il faut visiter le Domaine de Mariëndaal à Oosterbeek.

Hans Alferink nous a gâtés,  mercredi dernier, en nous  faisant découvrir cet endroit riche en histoire et en nature.

Commençons par le commencement c'est-à-dire l’histoire; comme une bonne partie de l’Est des Pays-Bas,  Oosterbeek culmine sur un rebord marainique. 

De ces vestiges de l’ère glaciaire fusent de petits ruisseaux à l’eau très limpide qui coulent sous les deux derniers ponts restants. Sur leurs berges se dressent d’immenses arbres centenaires.

Le paysage est imposant, heureusement  la récente tempête n’a pas causé trop de dégâts dans ce bois.

En 1392, un cloître de moines augustins fut construit, il n’en reste pratiquement plus rien si ce n’est  quelques pierres tombales, dont, une forme une table au sommet de la Middellaan que nous verrons plus tard.

Une maison fut construite  à l’ emplacement du cloître détruit au XVIe siècle; celle-ci fut agrandie et embellie au XIXe siècle, c’est la villa Mariëndaal que nous voyons aujourd’hui. La villa n’est pas ouverte au public.

Nous avons suivi le cours du ruisseau le « Klingelbeek » et nous sommes arrivés face  à une « construction » spéciale, une  très large haie avec une énorme bouche; c’est ce que les habitants du coin appellent le « Bedstee » ( lit clos),  un berceau formé de deux rangées de hêtres qui se rejoignent au sommet.

Ce « sentier » abrité fait trois cents mètres de long ;  les branches verdrâtres extrêmement

tortueuses nous ont  impressionnés et c’est avec plaisir que nous nous sommes glissés dessous, magnétisés par ce décor de films vampiresques.

A mi-parcours se trouve un banc, moment nostalgique lorsque Hans nous rac onta s’y être assis maintes fois avec sa maman lorsqu’il était enfant ;  l’évocation de ce souvenir entraîna un léger pincement dans mon cœur jaloux d’expat.

Je remarquais :  « j’aimerais bien aussi vous faire découvrir les coins de mon enfance » .

Sur ce, notre grande voyageuse Elisabeth s’ annonçait déjà  partante. 

Mais, revenons à nos moutons ou plutôt à nos berceaux.

Donc, ces berceaux ont été construits au milieu du XIXe siècle afin de protéger les dames des rayons du soleil lors de leur promenade.

A cette époque, le bronzage était réservé aux gens du peuple. Les dames de la Haute Société se devaient de garder un teint de porcelaine,   teint  qu’ Auguste Renoir affectionnait  particulièrement, comme on le voit ici sur ce détail de « Confidences  ( La tonnelle) »

A noter, que certains ironisèrent sur ce penchant, en faisant allusion au fait que Renoir débuta sa carrière en peignant les décors de la porcelaine de Limoges, sa ville natale.

Puis, à la sortie du berceau, une pente raide nous attendait au sommet de laquelle se trouvait la fameuse table en pierre faite avec la pierre tombale d’un des moines augustins.

Plus loin, une chapelle septogonale construite en 1939 par l’achitecte A. Kropholler, abrite diverses statues dont celle du  christ avec le texte « Le Christ avant tout », oeuvre de l’artiste néerlandais Mari Andriessen.

Puis, nous sommes redescendus en jetant un dernier coup d’œil  admiratif sur les berceaux.        

A Hans, merci pour cette belle balade ! à  tous, n’oubliez pas d’y faire un tour !             

 



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