Marche à Oosterbeek

« Retour   |  Date : Mercredi 18 mai 2016

Pendant la marche , nous nous sommes répétés combien nous étions privilégiés de marcher dans cette nature opulente, de découvrir de si beaux endroits égayés par le chant des oiseaux, guidés par un guide enthousiaste.

Notre guide du jour était Hans Alferink,  heureux de nous amener  sur les lieux de son enfance. Comment le gamin hollandais d’alors aurait pu imaginer  que, devenu amoureux de la langue et de la culture françaises ,  il ferait découvrir, quelques décennies plus tard, ses terrains de jeux à des Français installés dans la région.

Les bois et les sous-bois nous ont rappelé que les Hollandais sont non seulement maître pour les  travaux de l’eau  mais aussi d’excellents sylviculteurs. De très grands arbres: hêtres, marronniers, conifères ouvraient leur parasol ombrageux; accroché à  un tronc nous avons remarqué une boîte rectangulaire dont personne ne connaissait l’emploi.?? 

Hans nous mena dans un très ancien cimetière dans lequel reposent  de nombreuses célébrités écrivains p.ex. Jacob van Lennep, des peintres p.ex Johannes Bilders; il était étonnant de noter que les tombes sont entourées d’une grille et  que la superficie du terrain est proportionnelle au statut du défunt. 

Arrivés en haut de la côte , sur une esplanade, trône une statue qui figure la douleur des affres de la guerre ; la statue a la tête inclinée vers l’avant  et elle a perdu une jambe et une aile , symbole de la liberté .                                                          

Puis, nous sommes descendus au bas de la colline  d’où  l’on aperçoit le Rhin ; sur le sentier  une plaque qui évoque la dureté des combats menés par nos libérateurs en 1944; de nombreux Américains et Canadiens, emportés par la force du courant, sont morts en traversant le fleuve.

Sur notre route les ruisseaux  s’épanouissaient en lac  brillant au soleil ,  accueillant des canards sauvages ou se contentant de nous charmer par le reflet frémissant des jeunes  feuillages. 

Nous sommes passés devant une des plus vieilles églises encore utilisée de nos jours aux Pays-Bas et qui date du 9e siècle ; Hans attira notre attention sur les nervures qui se sillonnent  la pierre de  l’arche du portail , marques laissées par les croisés qui y auraient aiguisé leurs épées avant de partir en croisade.

De nouveau au sommet de la colline , au croisement de deux rues, nous avons admiré  un jardin impeccablement entretenu , coloré par des genêts et des rhododendrons aux fleurs blanches, roses et violettes qui s’offraient voluptueusement aux rayons matinaux du soleil . Dans le coin externe du jardin un objet d’art  attira notre attention; sur un pilier un cercle dans lequel se trouve un lièvre et une tortue . Le propriétaire passant en voiture s’arrêta pour nous dire que cet objet d’art perssonnalisait sa façon de vivre c’est à dire la morale de la fable :’le lièvre et la tortue”, rien ne sert de courir,  il faut partir à point.

Contents de rencontrer un “ peu de France”  notre chauvinisme, enfin légitime,  se rengorgea   de cette sage philosophie.                                                     Puis, admirant les belles maisons et la riche nature, nous avons dévalé la côte  qui nous ramena à notre point de départ.

Alors, nous avons repris nos voitures afin de rejoindre un restaurant où nos efforts étaient récompensés par diverses boissons et d’amicales conversations.

Encore un grand merci à Hans qui nous a fait découvrir de magnifiques coins de notre belle province . 

Violette 



Ambiance

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