Marche au château de Doorwerth (Gelderland)

« Retour   |  Date : Mercredi 17 juin 2015

Malgré le beau soleil une petite bise fraîche nous surprit lorsque nous sommes arrivés sur le parking du château de Doorwerth; notre guide, Hans Alfrink, nous attendait se profilant sur la façade de ce beau château.  

Près du château, un robinier monumental se dresse fièrement.

Il fut planté en 1601 par Jean Robin, botaniste des rois Henri III,  Henri IV et Louis XIII, qui importa cet arbre des Etats-Unis. Jean Robin planta le même exemplaire, la même année dans son jardin place Dauphine à Paris.

Actuellement à Paris on en trouve un au square René-Viviani attenant à l'église saint Julien le pauvre (planté en 1601) et l'autre au Jardin des Plantes (planté en 1636).

En honneur de Robin, le naturaliste Carl von Linné donna le nom de robinier à ce faux acacia.                                                                    

Le parking était très animé par un va et vient de voitures qui déposaient le personnel du château ou des touristes qui, comme nous, venaient admirer le coin et se revigorer à l’air pur.

Les dernières arrivées, bien sûr celles qui habitent juste à côté,  nous rejoignaient. 

Hans nous fit découvrir l’histoire du château dont on retrouve les premières notes dès 1260.

En 1435, Reinald van Homoet l’agrandit considérablement, sa forme actuelle date de 1640.

La château fut très endommagé au cours de la deuxième guerre mondiale puis restauré et il abrite actuellement deux musées. C’est aussi un lieu très apprécié pour les mariages.

D’un bon pas, nous avons attaqué notre longue marche qui nous mena en premier lieu aux écluses de Driel sur le Nederrijn (ancien lit du Rhin) où nous avons assisté au passage de plusieurs bateaux.

Ces écluses ont été construites afin de mieux canaliser l’eau.

Parallèlement on a creusé une dérivation sur laquelle est placé un barrage à visière.(Au fond de la photo) . Le but de ce barrage est de retenir l'eau du Rhin en amont en période de basses eaux afin de garder la nappe phréatique à un certain niveau et de maintenir aussi l'alimentation de la rivière IJssel qui se détache du Rhin à l'est d'Arnhem. En période de basses eaux les visières (des grandes vannes) sont donc fermées. En période d'eau abondante, elles sont ouvertes pour que l'eau s'écoule vers la mer. Il y a aussi une passe pour les poissons.  

Puis, après avoir longé la forêt pendant un bon moment dans la quiétude d’une route ombragée, admirant la faune de ce bel endroit, nous sommes arrivés à la maison de l’ancienne douane, coquette maison au jardin bien entretenu, qui respecte avec attention la nature en laissant de beaux coquelicots orner sa grille.

Sur la gauche nous sommes rentrés dans Heveadorp. Hans nous raconta l’histoire du village.

Le directeur  de l’industrie de produits de caoutchouc (hevea), Dirk Frans Wilhelmi était un  homme d’affaires avisé mais aussi un homme social; en 1916,  il fit construire  83 maisons pour les ouvriers et 14 pour les cadres ce qui, à cette époque, était inédit et inattendu.

Le soleil tapait fort sur la longue rue qui grimpe sur le flanc du côteau. 

Alors,  nous avons passé la grande grille de la propriété  Duno ou Duunoog et nous nous sommes trouvés dans un immense parc où pousse une végétation impressionante: rhododendrons, buix, hêtres pourpres, peupliers canadiens.

Les peupliers canadiens  forment une bourre cotonneuse autour de leurs graînes afin qu’elles  soient mieux disséminées  par le vent et par l’eau.

Ce peuplier est  un très bel arbre, cette bourre d’un blanc virginal donne aux arbres un aspect duveté qui ressemble au mohair, toutefois conseil d’amie, réfléchissez-bien avant d’en planter  un  dans votre jardin car la bourre se faufile partout et envahit les maisons.

Sur l’invitation de Anne, téméraires et à nos risques et périls,  nous avons pris le petit pont étroit qui orne le parc et qui se termine à une hauteur respectable du sol nous obligeant à sauter; merci José pour ta main galante qui permit d’atterrir sans dégâts.                                                                                      

Enfin, deux bonnes heures plus tard, les yeux pleins de magifiques paysages, enrichis de nouvelles connaissances sur notre région et les mollets raffermis, nous avons suivi de Italiaansweg  au bout duquel nous apercevions un des  ponts- levis du château .                                                 

Dans la cour intérieure du château de nombreux visiteurs se restauraient. A notre tour nous nous sommes gâtés avec des tartes, smoothies , café et autres.

Un  beau circuit  qui, dans un mariage très heureux, nous a menés de la rivière à la colline, de la culture  à la nature, alternant la fraîcheur des sous bois et la chaleur du soleil.

Un très grand merci à notre guide Hans, qui nous a fait découvrir un endroit exceptionnel.



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