Club de marche

« Retour   |  Date : Mercredi 24 février 2021

Compte-rendu de la marche du 24 février 2021

Qui s’aventurerait à dire que nous vivons une période désaxée, se verrait traité de troubleur d’ambiance et récolterait de nombreuses remarques, mais, hélas, combien c’est vrai et combien ce Covid-19 déboussole notre vie.
Toutefois, il est parfois agréable, voire même très agréable, quand le temps perd aussi les pédales et que le thermomètre note des températures presque estivales en fin février, période normalement la plus froide de l‘année.
Et combien les marcheurs étaient contents de se retrouver ce mercredi matin au bord de la Meuse à Cuijk sous un soleil radieux.
Tout en respectant les règles en vigueur contre le virus, nous étions 9 personnes venues partager ces moments amicaux et chaleureux.

Notre marche devait nous mener de Cuijk à St Agatha en longeant le fleuve étincelant sous la lumière printannière.

Arrivés à St Agatha, nous sommes entrés dans les jardins du cloître du même nom et le
groupe ne put résister à l’appel des chaises, installées au soleil près d’un mur.
De mon côté, craignant de gâcher la douce nonchalance du moment, j’hésitais à prendre la parole quand finalement je répondais à la demande impérative de notre guide José et je disais quelques mots au sujet du cloître.

Ce cloître porte le nom de Sainte Agathe, sainte italienne du IIIe siècle.
Ste Agathe était une jeune vierge, extrêmement belle de Catania en Sicile, ayant refusé les avances de Quintien, proconsul de Sicile, celui-ci l'envoya dans un lupanar tenu par une certaine Aphrodisie - (ça ne s’invente pas) - qu'il chargea de lui faire accepter ce mariage et de renoncer à son Dieu. La tenancière ayant échoué, Quintien fit jeter Agathe en prison et la fit torturer. Parmi les tortures qu'elle endura, on lui arracha les seins à l'aide de tenailles, peint par Sebastiano del Piombo (musée de Florence).
D'autres tortures finirent par lui faire perdre la vie en 251 et son décès fut accompagné d'un tremblement de terre qui ébranla toute la ville.

Construit en 1371 le cloître est dédié à cette sainte et il est actuellement le plus ancien cloître des Pays-Bas à être habité; cinq moines de l’ordre des Croisiers gèrent les différents travaux de restauration, de reliure et les visites des touristes; le cloître conserve les archives et les livres de la plupart des cloîtres néerlandais.

Après cette parenthèse culturelle, nous sommes repartis vers Cuijk, bavardant de chose et
d’autre : de la place du français dans le monde, de la musique africaine de Layba, des entrées originales pour nos prochains dîners entre amis, du prochain livre du club de lecture « Le consentement » de Vanessa Springora etc...

 

 

 

 

 

 


Ambiance

« cliquez ici »

Agenda du mois

  • Mardi 22 juin 2021
    Club de lecture (en ligne) : « le bonheur n'a pas de rides » de Anne-Gaëlle Huon